Le fiasco français à la Coupe du Monde 2010
- Louis Bednareck
- 12 avr.
- 5 min de lecture
Dernière mise à jour : 17 mai
Pour recontextualiser, la France aborde cette Coupe du Monde sans réel ambition, la faute à un sélectionneur décrié qui a demandé sa femme en mariage en direct à la télévision, juste après le match de l’élimination des Bleus au 1er tour de l’Euro 2008, Raymond Domenech, qui sera le personnage principal de ce fiasco.
En plus de cela, la participation de l’Equipe de France à ce mondial, relève de l’exploit puisque les Bleus ont dû batailler jusqu’en barrages pour pouvoir participer à cette Coupe du Monde. Et alors que le passage par les barrages était déjà une honte, la façon dont l’Equipe de France a gagné sa place pour ce Mondial, l’est encore plus, et va contribuer à installer une atmosphère négative autour de ce groupe Bleu.
En effet, les Bleus, qui s’était imposer 1-0 en Irlande lors du match aller grâce à un but de Nicolas Anelka, vont voir leur avance être remise en cause lors du match retour au Stade de France, après l’ouverture du score Irlandaise. Fort heureusement, les Bleus égaliseront et feront match nul 1-1, assurant leur ticket pour le Mondial 2010. Une qualification acquise donc… mais au prix d’une énorme polémique, la cause à une erreur d’arbitrage flagrante, qui a laissé Thierry Henry s’aider de la main à deux reprises, juste avant de délivrer une passe décisive à William Gallas le permettant d’égaliser. Une qualification arrachée… mais entachée.
Place alors à la compétition, mais avant celle-ci déjà, des tensions naissent dans le groupe Bleus. Selon certains médias, plusieurs clans se seraient créés, avec d’un côté les joueurs « ouvraient les guillemets » issus des quartiers sensibles, et de l’autre « les provinciaux ».
Ainsi, plus la compétition approche, plus un climat de tension né autour de ce groupe Bleus. Et alors que l’on pensait qu’une fois arriver à l’hôtel, les joueurs pourront s’entrainer loin de cette tension, c’était sans penser au fait que l’hôtel en lui-même, seraient un problème. Car d’après la secrétaire d’Etat Rama Yade, les joueurs auraient choisi un hôtel trop luxueux, donc trop chère. Des problèmes bien obsolètes, mais qui n’aident pas l’Equipe de France à se concentrer à 100% sur le terrain.
Et malheureusement, cela se voit dès la première rencontre le 11 juin. Face à l’Uruguay, les Bleus peinent à produire un jeu intéressant, et font match nul 0-0, confirmant les doutes autour de ce groupe et de leur entraineur.
Après ce match nul, plus le doit à l’erreur pour les Bleus s’ils veulent espérer se qualifier pour la phase finale. Mais pour cela, il va falloir au minimum ne pas perdre contre le Mexique. Et au bout de 45min de jeu, Français et Mexicains n’ont toujours pas trouvé la faille, et se quitte sur un score de 0-0 à la mi-temps, un score et un contenu ne convenant pas à Raymond Domenech, qui va décider d’opérer un changement, qui va faire basculer la suite du mondial des Bleus. Déçu de la première mi-temps de Nicolas Anelka, le sélectionneur décide de lui faire comprendre et lui donne de nouvelles consignes tactiques. Etonnement, ces dernières ne conviennent pas à l’attaquant des Bleus, qui décide de le faire comprendre à son sélectionneur de manière assez virulente.
Avec des propos insultants que je ne citerai pas, Anelka manque de respect à son sélectionneur, qui décide de le remplacer immédiatement à la mi-temps, à la place d’André Pierre-Gignac. Un changement pas payant puisque les Bleus finiront par s’incliner 2-0, rendant encore plus compliqué une qualification pour les 8è de finale. Mais après le match, le problème n’est pas la question de la qualification, mais ce qu’il s’est passé à la mi-temps de ce France – Mexique.
Car au sein au de ce groupe Bleu, une taupe est présente, c’est-à-dire une personne qui délivre des informations intérieures à des journalistes, qui n’hésitent pas à dévoiler ces informations, sans citer leur source. Et cette fois-ci encore, la taupe ne garde pas pour elle ce qui s’est passé à la mi-temps de France-Mexique, et seulement 2 jours après le match, soit le 19 juin 2010, le Mondial des Bleus, va basculer dans le cauchemar, à la suite d’une Une du journal l’Equipe.
Habitué aux jeux de mots moqueur, les Français ont droit à une Une bien différente en ce matin de juin 2010. Cette fois ci, la Une imprimé relai tout simplement les propos tenus par Anelka à son sélectionneur. Des propos choquant et irrespectueux, dont la France entière est désormais au courant. Rendu public, cette affaire oblige la FFF à prendre une décision sur le sort de Nicolas Anelka. Et après des négociations inabouties pour obtenir des excuses publiques de l’attaquant de Chelsea, la FFF publie un communiqué : Nicolas Anelka est renvoyé du groupe Bleus, son aventure dans le Mondial 2010 se termine avant la fin.
Et alors que l’on pourrait penser que l’histoire se terminerait par cette exclusion, c’était sans savoir qu’à la tête de ce groupe Bleus, il y a un homme, Patrice Evra, qui n’a pas sa langue dans sa poche. Capitaine de dernière minute, Evra prend ce rôle à cœur, peut-être trop. Alors quand un coéquipier est exclu du mondial à cause, selon lui, d’une taupe, Patrice Evra, compte bien faire savoir le mécontentement du groupe vis-à-vis de cette décision.
L’action est simple, ils se rendent à leur entrainement, signe des autographes aux quelques supporters Français ayant fait le déplacement, et retourne immédiatement dans le bus, pour boycotter leur entrainement, afin d’affirmer publiquement leur soutien à Nicolas Anelka, et par la même occasion, se désolidarisé de leur sélectionneur. Aussi paradoxale que cela puisse paraître, c’est Raymond Domenech qui lira le communiqué de grève des joueurs devant les journalistes, afin d’expliquer la situation. Et dès le jour de la grève, des conséquences ont lieu : tout d’abord au sein de la FFF, avec la démission de Jean-Louis Valentin, le directeur délégué de la Fédération, mais également dans le staff de Raymond Domenech, qui voit son préparateur physique perdre le contrôle de soi-même, et en venir aux mains avec Patrice Evra.
Ainsi, avant même la fin du mondial et alors qu’il reste une petite chance de voir la France se qualifier, la rupture est totale, entre joueur et staff.
Sans aucun motif d’espoir, les Bleus s’inclinent 2 buts à 1 face à l’Afrique du Sud lors de ce dernier match de la phase de groupe, actant définitivement la fin de l’aventure pour les Bleus, et la fin du cauchemar pour les Français. Pour ne rien arranger, Raymond Domenech a refusé de serrer la main du sélectionneur Sud-Africain, car ce dernier à remis en cause la qualification française face à l’Irlande.
Ainsi, il y aura eu un avant, et un après Knysna 2010, puisque pour le 1er match des Bleus après le fiasco, aucun des 23 joueurs appelés pour la Coupe du Monde 2010 n’est sélectionné par Laurent Blanc, nouveau sélectionneur tricolore après l’éviction de Raymond Domenech. On peut également notés les matchs de suspension écopés par Nicolas Anelka, Patrice Evra, Jeremy Toulalan ou encore Franck Ribery. Plus haut dans la hiérarchie, la présidence de la FFF a elle aussi changé, puisque Noël Le Graët remplace officiellement Jean-Pierre Escalettes, ancien président
Au final, ce mondial est plus qu’un fiasco, c’est la rupture en l’équipe de France, et la France…


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